Bernard Delorme
Bien sûr, tous les directeurs de l’association sont actifs mais dans le cas de Bernard Delorme, c’est une implication de tous les jours. C’est d’ailleurs ce qui l’oblige à investir de 12 à 15 heures par jour à son métier; une fois le travail complété, il y a les tâches de bénévolat. Maintenant que l’association est de plus en plus structurée, la tâche s’allège un peu pour lui, mais encore...
Né tout juste avant l’époque des baby-boomers, M. Delorme s’est rapidement dirigé en électricité, à l’école des métiers. Et comme beaucoup de jeunes de cette époque, à peine avait-il complété ses études, il s’est marié et a eu deux fils : l’un est à l’emploi de Sport-Canada et accompagne les missions sportives de notre pays un peu partout à travers le monde. Le deuxième a suivi les traces du paternel et après quelques années de pratique s’est dirigé vers la vente de matériel électrique et électronique; il représente aujourd’hui un manufacturier auprès des usagers.
M. Delorme n’a jamais eu de doute : il a toujours voulu devenir électricien. Il possède d’ailleurs deux cartes de compétence : électricien en construction et électricien hors construction (d’entretien).
Il a d’abord fait ses premiers pas avec Wasser Electric mais comme il a toujours rêvé d’être son propre patron, il a possédé sa propre entreprise pendant 17 ans. Le rôle de propriétaire d’entreprise le tenant un peu loin de l’électricité, il est retourné travailler comme employé cadre pour d’autres entreprises. Il est aujourd’hui chargé de projet chez Synergie électrique, de Longueuil.
Sportif tout au long de sa vie, il a commencé avec le ski, le baseball et le cyclisme. Aujourd’hui, il joue encore aux quilles avec un groupe d’amis mais la marche et le golf viennent en tête de liste. À une certaine époque de sa vie, M. Delorme jouait une ronde de golf deux à trois fois sur semaine avant d’aller travailler, en plus de consacrer ses fin de semaines à sa passion.
Au chapitre des associations, il a toujours été quelqu’un de très actif. Dès l’adolescence, il se retrouvait continuellement membre des comités d’école et des groupes sportifs. Au travail il a suivi les activités de ses associations professionnelles, devenant président de la section Montréal de la CMEQ et, depuis huit ans, président de l’AcpééeQ; on connaît d’ailleurs la croissance fulgurante de l’AcpééeQ depuis qu’il en est à la tête.
M. Delorme nous confie bien ouvertement que pour lui l’électricité est une source d’épanouissement personnel car le travail est du nouveau à chaque jour. Grand connaisseur du code sur l’électricité, il se charge de le respecter rigoureusement et de le faire respecter aux électriciens sous sa gouverne. Au même niveau de priorité, Bernard Delorme insiste fortement sur la sécurité. « Une vie, c’est si vite endommagé ou perdu quand on ne prend pas toutes les précautions nécessaires » dit-il en substance. Et lorsqu’un nouveau produit est mis en marché, sa priorité est de vérifier l’aspect sécurité accompagnant ce produit.
Ça fait maintenant 50 ans que M. Delorme a « épousé » l’électricité; il a réalisé de nombreux projets mais ceux qui viennent en tête de liste de son appréciation sont reliés à la construction d’immeubles en hauteur au Centre-ville de Montréal. À égalité vient le plaisir que connaît l’électricien hors construction de détecter les problèmes électriques, de poser un diagnostic et de passer à l’action en corrigeant la difficulté. La retraite? « Il n’y a rien qui presse! Avec une vie aussi active et variée que j’ai, pour l’instant ce serait de perdre mon temps. On verra, dans plusieurs années, je ralentirai peut-être… » voyons ça…! Et à ceux qui débutent dans le métier, il dit : « Si vous voulez être comblés, n’hésitez pas, allez-y avec sans-gêne et impliquez-vous. Ça vous permettra de garder la flamme de la passion bien vivante et vous ne vous « tannerez » jamais de votre métier ».
Un homme à connaître